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It’s Not Rude. It’s Just New York’s Unwritten Rules

  • Writer: Claire
    Claire
  • Aug 13
  • 6 min read
Selfie surrounded by Michelangelo’s angels at an immersive art exhibition in New York
A selfie among Michelangelo’s angels.

I took this photo at an immersive art exhibit. How often do I get to find myself surrounded by angels? Michelangelo’s, on top of that! So I took a selfie. Somehow, it felt fitting for this post about being new and immersed among New Yorkers.


A few weeks ago, as I was entering a busy store in Manhattan, I held the door open for someone. Two other people quickly pushed their way through as well. The last person to pass looked at me with a slight grin and said calmly, “You’re way too nice.”

Without thinking, I replied, “I’m not from here.”

He just shrugged and waved.

And I was left a little disturbed.


I had heard people say that New Yorkers are kind but not nice. I always thought those two adjectives were synonyms. Apparently, they’re not. It got me thinking. Was “You’re way too nice” his version of saying, You're not going to survive here if you keep doing that? If so, he wasn’t being rude and, in his own New York way, he was actually warning me. That’s nice! ;)


His words caught me off guard because, until then, Americans had always seemed nice to me. Warm. Open. Eager to talk. But then again, they were from the South… Warm. Open. Eager to talk. My first days in our temporary building seemed to confirm it. (link to first post)


But at least, this New Yorker didn’t unsettle me the way some Israelis did when I first arrived in Tel Aviv. That door interaction was really nothing compared with the few times I was left standing there with tears in my eyes over something that, to them, was completely insignificant.

Like the time my shopping cart bumped into someone in one of those narrow supermarket aisles, and I gave a weak, apologetic "Sorry" in Hebrew.

"Why are you saying sorry? Just move!" The tone was impatient and genuinely bothered.

Or the time I smiled at a customer while helping them gather their things at the checkout.

"Why are you smiling? Do I know you?" they snapped, in an angry tone.


It took me some time to learn to be more like them—or at least to get by. No choice. I could learn the behavior, but I couldn’t make it natural. I’m rather sensitive, and I don’t have particularly thick skin. Sometimes I wish I did.

After those years in Israel, moving to the UK was a breath of fresh air. Saying "sorry" is a almost a reflex there. Of course, British apologies come in all forms too: genuine apologies, polite apologies, and the wonderfully British version that actually means, I’m sorry, but you are really annoying me, or Move out of the way.


After living in Israel, the UK, and several other countries, I’m only now beginning to discover the unwritten rules of New York. Some are unique to the city; others are probably universal. Like whether I should smile at a stranger who happens to look at me. I’m not looking for anything; I just like being friendly. But lately, every time I catch myself wanting to smile, I think of all those abominable but incredibly poignant thrillers I’ve read, many of them set in New York.

And then my imagination does what it does best.

What if the person I’m about to smile at is some kind of monster?

So perhaps I should stop smiling.

Perhaps I should bring my armor back out.


Moving countries means learning new rules, new codes, new ways of behaving. You adapt. Sometimes you toughen up; other times, you mellow. The goal isn’t to become someone else every time we move, but to let each place add something to who we are. And of course, New York isn’t Israel. A random Israeli probably wouldn’t have taken the time to warn me. ;)

🇫🇷 Version française C’est juste New York et ses règles non écrites.


J’ai pris cette photo dans une exposition d’art immersive. Ce n’est pas tous les jours que je me retrouve entourée d’anges! Et de ceux de Michel-Ange, en plus! Alors, une fois la foule partie, forcément, j’ai pris un selfie. D’une certaine façon, cette photo m’a semblé parfaite pour illustrer ce billet : à la place des anges, je me retrouve immergée parmi les New-Yorkais.


Il y a quelques semaines, alors que j’entrais dans un magasin très fréquenté de Manhattan, j’ai tenu la porte à quelqu’un. Deux autres personnes en ont profité pour s’y engouffrer. La dernière à passer m’a regardée avec un léger sourire et m’a dit calmement :

" Vous ĂŞtes beaucoup trop gentille. "

Sans réfléchir, j’ai répondu :

" Je ne suis pas d’ici. "

Il a simplement haussé les épaules et fait un geste de la main.

Et je suis restée un peu perplexe.


J’avais entendu dire que les New-Yorkais étaient gentils, mais pas aimables. J’avais toujours pensé que ces deux adjectifs étaient synonymes. Apparemment, non. J’ai beaucoup repensé à ses mots. Est-ce que " Vous êtes beaucoup trop gentille " était sa façon de me dire : Vous n’allez pas survivre ici si vous continuez comme ça ? Si c’était le cas, il n’était pas impoli et, à sa manière très new-yorkaise, il était en fait en train de me prévenir. C’est plutôt gentil, finalement ! ;)


Ses paroles m’ont prise de court parce que, dans mon esprit, les Américains étaient gentils. Chaleureux. Ouverts. Toujours prêts à parler. Mes premiers jours dans notre immeuble temporaire semblaient le confirmer. (lien vers le premier billet). Mais au moins, ce New-Yorkais ne m’a pas déstabilisée comme certains Israéliens l’avaient fait lorsque je suis arrivée à Tel-Aviv la deuxième fois (oui, la deuxième, mais c’est une tout autre histoire). Cette interaction devant la porte du magasin n’était vraiment rien comparée aux moments où je suis restée là, les larmes aux yeux, après des paroles qui, pour eux, n’avaient probablement aucune importance.


Comme la fois où j’ai heurté le caddie de quelqu’un avec le mien dans l’une de ces allées étroites d’un supermarché, et où j’ai lâché un timide “Pardon” en hébreu.

" Pourquoi vous dites pardon ? Avancez, allez ! " Le ton était impatient et franchement agacé.

Ou la fois où j’ai souri à une personne alors qu'elle rassemblait ses affaires à la caisse.

" Pourquoi vous souriez ? Je vous connais ? " a-t-elle lancé sèchement.


Il m’a fallu un certain temps pour apprendre à être davantage comme eux — ou au moins à faire avec. Pas le choix. Je pouvais apprendre leur façon de faire, mais ce n’était pas naturel pour moi. Je suis plutôt émotive et je n’ai pas une carapace très épaisse. J’aimerais bien pourtant.


Quand j’ai quitté Israël pour partir vivre au Royaume-Uni, ça a été une bouffée d’air frais. Dire " sorry " y est presque un réflexe. Bien sûr, ce petit mot peut avoir toutes sortes de significations : des excuses sincères, des excuses de politesse, mais aussi une façon très britannique de dire " Je suis désolée, mais vous m’agacez " ou " Poussez-vous ".


Après avoir vécu en Israël, au Royaume-Uni et dans plusieurs autres pays, je découvre maintenant les règles non écrites de New York. Certaines sont propres à la ville ; d’autres sont probablement universelles. Comme celle de savoir si je dois sourire à un inconnu qui se trouve justement à me regarder. Je ne cherche rien, je suis juste comme ça. Mais dernièrement, chaque fois que je me surprends à avoir envie de sourire, je pense à tous ces thrillers absolument abominables mais incroyablement poignants que j’ai lus, dont beaucoup se déroulent à New York.


Et mon imagination fait alors ce qu’elle fait le mieux.

Et si la personne à qui je m’apprête à sourire était en fait un monstre ?

Alors je devrais peut-ĂŞtre arrĂŞter de sourire.

Je devrais peut-ĂŞtre ressortir ma carapace.


Changer de pays, c’est apprendre de nouvelles règles, de nouveaux codes, de nouvelles façons de se comporter. On s’adapte. Parfois, on s’endurcit ; d’autres fois, on s’adoucit. Le but n’est pas de devenir quelqu’un d’autre chaque fois qu’on déménage, mais de laisser chaque endroit ajouter quelque chose à ce que nous sommes.

Et bien sûr, New York, ce n’est pas Israël. Un Israélien pris au hasard n’aurait jamais pris le temps de me prévenir. ;)




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